de schizoïdman » Mer 22 Fév 2012 14:44
Le court-métrage fait résonner un monologue intérieur avec des images d’un homme seul. Il y a un effet de sur lignage: il habite à la fois la bande son, avec de très belles musiques, et l’image. Tout est axé sur le personnage. Ce qu’il ressent, sa colère, sa tristesse, sa frustration, mais le défaut est l’effet de centrage. Il est un monde intérieur qui s’épanche, il me donne plus le sentiment qu’il n’a besoin de personne. Il est partout, ubiquité, il flâne et les gens qui l’approchent l’intéressent à peine. Il ne porte en lui que lui-même et pas l’absence d’un autre. A mon humble avis, on est seul dans le regard que porte sur nous les autres: mais il fait masse, un promeneur rêveur. Il ne cherche à capter l’attention de personne. Pour marquer une solitude, il faut qu’elle ressorte de l’univers dans laquelle elle s’inscrit. Les seules séparations sont un peu lourdes symboliquement, le rythme rapide de la circulation et le temps arrêté du solitaire, ainsi que les grilles du jardin qui, je suppose, disent la coupure mais qui semble représenter une prison: un personnage enfermé en lui-même, un autiste. Alors qu’on peut souffrir de la solitude sans pathologie: mais on la ressent à travers les autres. La solitude est une situation sociale, filmer un personnage au milieu d’une foule c’est l’isoler. En fait je n’ai pas compris.