de schizoïdman » Mer 11 Jan 2012 11:25
J’ai eu du mal à soutenir ma concentration durant tout le film.
Je n'ai oublié le temps qui passe que dans le final tonitruant : comme quoi je préfère les missiles et les chars d’assaut à la poésie qui se dégage de l’univers des Navis. Pour moi la poésie a souvent eu un rapport particulier à la nature : si elle est indéchiffrable, le poète ne cesse de la décrire, de la chanter, et c’est censé émouvoir le citadin. Mais le feu, la mitraille, le métal, l’inhumanité c’est attirant : c’est nihiliste, destructeur, efficace, cela évoque la puissance, le vir, le côté masculin. Le côté féminin s’épanche avec largesse et souplesse dans les mouvements de caméra hallucinants lorsque on est parmi les Navis.
C’est un film oedipien. En tout cas le féminin l’emporte sur le masculin. L’admiration du jeune marine pour son commandant, laisse place dans l’histoire d’amour pour la splendide Navi et Jackscully participe à sa chute (tue le père comme le dit la formule consacrée).
Au niveau des références, je citerais d'autres films de Cameron: pour les exosquelettes "Aliens", pour l'amour interdit "Titanic", pour la présence de race extraterrestre pacifique "Abyss".
Mais je crois que je vais voir Transformers 3: peut-être que ça vaut le coup et qu'on prend son pied.