de M.Saoudi » Lun 17 Oct 2011 11:41
The tree of life de Terrence Malick, est un film subtil et puissant par son écho psychanalytique et son concept philosophique de transcendance des émotions, et de puissance immanente de Dieu et de la création du monde. Malick oscille avec grâce entre la vie familiale centrée sur l'autorité intransigeante paternelle, magnifiquement incarné par un Brad Pitt que l'on n'avait pas vu jouer aussi finement depuis Rencontre avec Joe Black, et la beauté et l'évolution du monde depuis la création. Si The Tree of life offre tous les atouts permettant de considérer cet objet comme un chef-d'oeuvre, il n'en reste pas moins qu'il y a des lignes du films qui manquent de finesse. Cette scène particulière où un vélociraptor touche une proie qui feint la mort, semble irréaliste par son esthétisme virtuel, s'apparentant à un jeu vidéo, qui contraste avec la somptuosité des forces et fluides du monde. L'autre contraste plus flagrant encore s'imprègne du "déjà trop vu" hollywoodien, avec le Happy end, qui amène le chien à se mordre la queue. Cette scène finale où le fils, incarné par Sean Penn qu'on aurait aimé voir un peu plus, retrouve ses parents, son frère mort ainsi que tous ses proches, semble d'un ridicule face à tout le subtil du film qui précède. C'est un grand jet de peinture sur une toile peinte jusqu'ici avec finesse. C'est un coup de crayon en trop, qui vient ternir la beauté apparente et conceptuel de l'oeuvre. Malick a tout d'un grand, mais il semble qu'il veuille atteindre des sommets peut-être trop grands pour lui, ce que Kubrick dans une autre conception du monde, de l'infini et de la beauté, à magnifiquement su matérialiser avec 2001 : l'odyssée de l'espace, chef d'oeuvre incontestable, qui pose les normes de l'Art.